Tag: John Coltrane
ODT1959: grosse année !
by L'oreille Gauche on Aug.11, 2009, under Émissions

1959, une grosse année pour le jazz. Dans le même 12 mois :
- Giant Steps, de John Coltrane
- Portrait in Jazz, de Bill Evans
- Mingus Ah hum , de Charles Mingus
- The sound of jazz to come, de Ornette Coleman
Et pour courronner le tout,
- Peut-être le disque de jazz le plus influent : Kind of Blue, de Miles Davis
- Et le disque de jazz le plus connu du grand public : Time out, de Dave Brubeck
Goodbye Pork Pie Hat
Charles Mingus
Mingus Ah Hum
Lonely Woman
Ornette Coleman
The shape of jazz to com
Giant Steps
John Coltrane
Giant Steps
Blue Rondo a la Turk
Dave Brubeck Quartet
Time out
What is this thing called love
Bill Evans
Portrait in Jazz
All Blues
Miles Davis
Kind of Blue
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Mix invité #1: Libération des noirs et Djazz (1ere partie)
by L'oreille Gauche on Jan.25, 2009, under Émissions
Pour que “l’Histoire s’écrive” la semaine dernière, il a fallu que des dizaines de personnes lui écrivent un long prologue. Un ami à nous, Patrice Viau, a concocté un mix pour rendre hommage à ces gens. En voici la première partie.
Mix spécial : Libération des noirs et Djazz (1ere partie) [60:50m]: Play Now | Play in Popup | Download (214)
Mix spécial : Libération des noirs et Djazz (1ere partie) [60:50m]: Play Now | Play in Popup | Download (214)
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Me suis amusé à imaginer une trame sonore idéale pour l’investiture du premier président métis des USA.
Quelque chose qui lierait la “musique classique” des Afro-Américains, que les blancs ont nommé “jazz” et cet événement historique de mardi dernier qui a rassemblé les gens de tous les horizons…
Après tout, le jazz a ponctué la longue marche vers la reconnaissance et inspiré pas mal de musiciens du XXe siècle. Rappelons-nous que la lutte de libération des Noirs a commencée par la musique, leur musique, des champs de coton jusqu’au Monument de Lincoln!
Remarquez, pour ce que le monde en a à foutre dans l’fond, du djazz, c’est juste des notes qui jouzent vite ou du chaos…
Enfin, redonnons ses lettres de noblesse à cette musique qui sent un peu drôle et célébrons!
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Vous l’aurez compris, ça va être Jazz comme L’oreille du tigre ne l’a jamais été.
0:00 – Alice Coltrane – Spiritual Eternal
2:53 – Charles Mingus – Freedom
8:03 – Max Roach – Drive a Man
13:12 – Eric Dolphy – Come Sunday
19:34 – John Coltrane – Alabama
In 1963, Coltrane recorded a classic piece, Alabama, which is his musical interpretation of how he felt when he learned of a church bombing in Alabama that killed some young black children.
21:46 – Max Roach – Triptych
29:36 – Archie Shepp – Blues for Brother George Jackson
34:27 – Archie Shepp – Malcolm Malcolm Semper Malcolm
38:02 – Charles Mingus – Meditations on Integration
Crédit photo: je pense que c’est une photoHerman Leonard.
Passez voir ses photos de Jazz, elles sont extraordinaires.
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Une barouettée de nouvelles, première partie.
by L'oreille Gauche on Nov.15, 2008, under Actualités
Pour vous faire patienter jusqu’à l’arrivée de nos baladodiffusions (désolé, la technologie est contre nous), voici quelques nouvelles et trouvailles.
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L’histoire du gars qui fouillait dans la bibliothèque du Congrès américain et qui est tombé sur un disque inédit de Thelonious Monk et John Coltrane. Sur le blogue I am fuel, you are friends.
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Quelqu’un a le disque de ce groupe japonais?
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Parce que c’est pas mal bon…
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Dans le domaine de la techno:
Itunes a maintenant un compétiteur dans le monde du logiciel libre: une bibitte nommée Songbird.
Songbird est un croisement entre un lecteur audio calqué sur Itunes et Firefox, le fureteur.
Comme il s’appuie sur Mozilla, le moteur derrière Firefox, on peut ouvrir des onglets et s’en servir comme fureteur. Lorsque l’on arrive sur une page qui propose des mp3, il est possible de les écouter en streaming et de les télécharger directement dans sa médiathèque. C’est difficile à expliquer, mais c’est bien agréable et bien pratique.
On peut également, comme dans Firefox, ajouter des modules complémentaires aux fonctions diverses.
Songbird est à essayer, ne serait-ce que parce que c’est toujours agréable d’utiliser des logiciels libres.
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Si vous vous demandiez ce que c’était du mépris, écoutez l’animateur de ce vidéo et vous en aurez un bon exemple.
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Sinon, le guitariste est pas mal bon.
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John Coltrane, un homme noir
by L'oreille Gauche on Jun.24, 2008, under Actualités
Je vous ai parlé, lors d’une récente émission, d’un livre sur le saxophoniste John Coltrane.
Coltrane, the story of a sound, par Ben Ratliff

Comme je l’ai dit, n’abordez pas ce livre si vous n’êtes pas un peu musicien. Ça peut être assez ardu. Mais pour ceux qui seront capable de s’y plonger, Coltrane: the story of a sound est une lecture très enrichissante. John Coltrane, le musicien, y est décrit de façon extrêmement complète. Durant 200 pages, on suit un homme à la poursuite de son son, de ce qui sera l’achèvement de l’acte musical, pour lui. Pour personne d’autre que lui.
Coltrane a repoussé les limites du saxophone et du jazz, mais il n’a pu le faire qu’après des centaines, des milliers d’heure de pratique et de recherche. Ce n’était tout simplement pas humain.
Mais ce qui est le plus époustouflant, c’est le résultat de cette recherche. De ses débuts en 1946, dans la marine jusqu’à sa mort en 1967, il est passé successivement par des stades totalement opposés.
Tout d’abord, il y eut un apprentissage des bases, des classiques du jazz. Ayant parfaitement avalé et digéré ce qui s’était fait avant lui, il s’est lancé dans une recherche harmonique qui l’a amené à tenter de faire entrer le plus de notes possibles sur un accord, à essayer de faire des gammes de plus en plus éloignées de ce qui devrait aller sur ces accords. Cette phase l’a amené à lancer l’album Giant Steps, un album plus important au niveau théorique qu’au niveau musical, il faut bien l’admettre.

À partir de ce point, les pièces de Coltrane commencent à se dépouiller. Les accords disparaissent pour laisser place au style modal, où l’on joue sur une seule gamme durant une période relativement longue (voir Kind of Blue de Miles Davis, pour entendre la chose clairement).
Plus Coltrane s’est avancé dans sa recherche, plus il a tenté de se détacher des règles qu’il avait lui-même aidé à instaurer. Pour la dernière période de sa vie, il lui arrivait de faire de longs solos, accompagné seulement d’une batterie. Quand ce n’était pas ce dépouillement, c’était le contraire, la surenchère de 3 saxophones, 2 batteries et 2 contrebasses.
John Coltrane avait quelque chose à sortir de lui. Un son, un cri. Un cri qui, contrairement à ce que plusieurs croient, n’avait rien de colérique.
Parti sur la route d’une recherche technique impossiblement fouillé, Coltrane est arrivé à un dénuement de cette technique. Comme un peintre qui travaillerait son art toute sa vie, à grand coup de portrait et de natures mortes, pour terminer en faisant de la peinture rupestre.
Le voyage du son de Coltrane est fascinant, parce que c’est la recherche d’un homme à la recherche de lui-même. La pratique extrême d’une forme d’art, la musique dans son sens le plus large, était l’outil de Coltrane pour arriver à l’absolu.
Le livre de Ben Ratliff a attiré mon attention sur un poème écrit par Michael S. Harper. Tiré du recueil Dear John, Dear Coltrane, il s’intitule Brother John.
Le poème, particulièrement les premières strophes, évoque le style de John Coltrane. Sa façon de prendre un petit motif de quelques notes, pour le retourner et le permuter de toutes les façons possibles. Les strophes suivantes évoquent aussi sa maîtrise du son blues. Les longues notes bleues suivies d’une cascade et de quelques permutations. Ce poème est la meilleure façon d’écrire sur le son de Coltrane.
Je vous propose de le lire en écoutant Wise One, un bon exemple de ce style.
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Brother John – Michael S. Harper
Black man:
I’m a black man;
I’m black; I am
A black man; black
I’m a black man;
I’m a black man;
I’m a man; black
I am
I am Bird
baddest night dreamer
on sax in the ornithology-world
I can fly–higher, high, higher
Miles, blue haze,
Miles high, another bird,
more Miles, mute,
Mute Miles, clean,
bug-eyed, unspeakable,
Miles, sweet Mute,
sweat Miles, black Miles;
I’m a black man;
I’m black; I am;
I’m a black man–
Trane, Coltrane; John coltrane;
it’s tranetime; chase the Trane;
it’s a slow dance;
it’s the Trane
in Alabama; acknowledgment,
a love supreme,
it’s black Trane; black;
I’m a black man; I’m black–
I am, I’m a black man -
Brother John, Brother John
plays no instrument;
he’s a black man; black;
he’s a black man; he is
Brother John; Brother John–
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Pour ceux qui n’aient pas trop lire, voici le poème récité par son auteur, accompagné à la clarinette par Paul Austerlitz.
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Pour ceux qui trouvent tout ça trop sérieux, sachez que le 4e chat des Simpsons est le seul à ne pas s’être appelé Snowball. Il s’appelait… Coltrane. Il ressemble d’ailleurs un peu au saxophoniste.


Dans l’épisode où il apparait, Lisa lui joue du Coltrane au saxophone, le petit chat prend peur, saute par la fenêtre et meurt. C’est un peu ce qui risque d’arriver si vous faites jouer à votre visite quelques airs du disque Ascension…

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