Tag: Jazz
ODT1959: grosse année !
by L'oreille Gauche on Aug.11, 2009, under Émissions

1959, une grosse année pour le jazz. Dans le même 12 mois :
- Giant Steps, de John Coltrane
- Portrait in Jazz, de Bill Evans
- Mingus Ah hum , de Charles Mingus
- The sound of jazz to come, de Ornette Coleman
Et pour courronner le tout,
- Peut-être le disque de jazz le plus influent : Kind of Blue, de Miles Davis
- Et le disque de jazz le plus connu du grand public : Time out, de Dave Brubeck
Goodbye Pork Pie Hat
Charles Mingus
Mingus Ah Hum
Lonely Woman
Ornette Coleman
The shape of jazz to com
Giant Steps
John Coltrane
Giant Steps
Blue Rondo a la Turk
Dave Brubeck Quartet
Time out
What is this thing called love
Bill Evans
Portrait in Jazz
All Blues
Miles Davis
Kind of Blue
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Boris Vian – À toute vitesse
by L'oreille Gauche on Jul.08, 2009, under Actualités
Vous croyez que votre vie est bien remplie et que vous n’en gâchez aucun moment ? Alors n’écoutez pas cette émission de France Inter sur la vie de Boris Vian. Vous risquez de déchanter.
Mort à 39 ans, le type a eu le temps d’être trompettiste de jazz, auteur de chanson, chanteur, romancier, pataphysicien, ingénieur, directeur artistique et mille choses encore.
Sa carrière de chanteur fut bien courte, il n’a eu aucun tube (une expression qu’il a lui-même inventée) à son époque et il ne reste pas grand chose de sa carrière de musicien de jazz. En chanson, comme dans sa littérature d’ailleurs, Vian avait la fâcheuse habitude d’être 10 ans en avance sur le public.
Tout dans la vie de Boris Vian se passe à une vitesse extraordinaire, entre la fin de sa vingtaine et sa mort, à 39 ans. Sa mort est d’ailleurs digne de l’un de ses romans : une crise cardiaque en plein cinéma, durant la première du film tiré de son premier roman à succès, J’irai cracher sur vos tombes. Il n’aimait pas le roman, écrit comment une blague, en deux semaines, et détestait le film qu’il voyait.
2000 ans d’histoire, édition du 19 juin 2009
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Boris Vian – La java des bombes atomiques
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Claude Luter et Boris Vian (à la trompette) – Que reste-t-il de nos amours ?
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Soit dit en passant, 2000 ans d’histoire est une excellente émission de France Inter, animée par Patrice Gélinet. Les extraits d’archives qu’ils réussissent à trouver sont exceptionnels et Gélinet semble aussi à l’aise à discuter de la vie sexuelle des romains que de Louis XIV ou de la IIe Guerre Mondiale.
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Patrick Watson au FIJM… et chez vous
by L'oreille Gauche on Jul.04, 2009, under Actualités
Maintenant que Stevie Wonder lui a réchauffé la place, c’est Patrick Watson qui prendra possession de la grande scène du FIJM, demain, dimanche, à 21h.
En plus du groupe de Watson, on nous promet un quatuor à cordes, une section de cuivre et des invités, dont l’excellent saxophoniste Yannick Rieu et le batteur Guy Nadon et l’envoutante Lhasa.
Si vous n’habitez pas Montréal ou craignez la pluie, sachez que le spectacle sera retransmis sur les ondes de l’internet. Ça se passera “EN DIRECT ici”, nous dit-on sans plus de détails.
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Patrick Watson – Gnosienne (Live), tiré de la compilation Café Méliès volume 2
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Mix invité #1: Libération des noirs et Djazz (2e partie)
by L'oreille Gauche on Feb.02, 2009, under Émissions
Des champs de coton jusqu’aux émeutes raciales des années 60 et la lutte pour les droits civiques en passant par le KKK, le Viet-Nam et l’histoire récente, l’histoire des “B-L-A-C-K iN U-S-s” (comme dans la pièce de Roland Kirk), c’est touffu… imaginez en musique!!!
La première partie de ce mix d’invité, Patrice Viau en l’occurence, était plutôt Jazz. Ordre chronologique oblige, nous plongeons cette fois-ci dans des eaux plus hétéroclites de rap old school, de jazz groovy et de musique contemporaine.
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0:00 – Nina Simone – Four women
4:20 - Common – Jimi was a rock star
1230 – Roland Kirk – Blacknuss
17:22 – DJ Spooky – Public Enemy No 1
2200 – Mos Def – Fear not of man
26:16 - Iswhat?! – The Life We Choose
30:00 - Talib Kweli – Beautiful Struggle
34:00- Kill the Vulture – Sick days are upon use
37:24 – Jeanne Lee – Peace Chorale
46:00- Ornette Coleman – The Artist in America
49:43 – Albert Ayler – Spirits Rejoice
Le vieil homme à l’accordéon est John Dyson, un homme né en 1860, sous l’esclavage. Wikicommons
Portrait de Ornette Coleman par Bruno D. Leyval

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Mix invité #1: Libération des noirs et Djazz (1ere partie)
by L'oreille Gauche on Jan.25, 2009, under Émissions
Pour que “l’Histoire s’écrive” la semaine dernière, il a fallu que des dizaines de personnes lui écrivent un long prologue. Un ami à nous, Patrice Viau, a concocté un mix pour rendre hommage à ces gens. En voici la première partie.
Mix spécial : Libération des noirs et Djazz (1ere partie) [60:50m]: Play Now | Play in Popup | Download (214)
Mix spécial : Libération des noirs et Djazz (1ere partie) [60:50m]: Play Now | Play in Popup | Download (214)
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Me suis amusé à imaginer une trame sonore idéale pour l’investiture du premier président métis des USA.
Quelque chose qui lierait la “musique classique” des Afro-Américains, que les blancs ont nommé “jazz” et cet événement historique de mardi dernier qui a rassemblé les gens de tous les horizons…
Après tout, le jazz a ponctué la longue marche vers la reconnaissance et inspiré pas mal de musiciens du XXe siècle. Rappelons-nous que la lutte de libération des Noirs a commencée par la musique, leur musique, des champs de coton jusqu’au Monument de Lincoln!
Remarquez, pour ce que le monde en a à foutre dans l’fond, du djazz, c’est juste des notes qui jouzent vite ou du chaos…
Enfin, redonnons ses lettres de noblesse à cette musique qui sent un peu drôle et célébrons!
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Vous l’aurez compris, ça va être Jazz comme L’oreille du tigre ne l’a jamais été.
0:00 – Alice Coltrane – Spiritual Eternal
2:53 – Charles Mingus – Freedom
8:03 – Max Roach – Drive a Man
13:12 – Eric Dolphy – Come Sunday
19:34 – John Coltrane – Alabama
In 1963, Coltrane recorded a classic piece, Alabama, which is his musical interpretation of how he felt when he learned of a church bombing in Alabama that killed some young black children.
21:46 – Max Roach – Triptych
29:36 – Archie Shepp – Blues for Brother George Jackson
34:27 – Archie Shepp – Malcolm Malcolm Semper Malcolm
38:02 – Charles Mingus – Meditations on Integration
Crédit photo: je pense que c’est une photoHerman Leonard.
Passez voir ses photos de Jazz, elles sont extraordinaires.
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Mais laissez-le tranquille!
by L'oreille Gauche on Jan.20, 2009, under Actualités

C’est quoi cette pochette merdique de mauvaise compil ??? Laissez-le donc être mort en paix !
Miles Davis – From the heart
En magasin dès maintenant.
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Une barouettée de nouvelles, première partie.
by L'oreille Gauche on Nov.15, 2008, under Actualités
Pour vous faire patienter jusqu’à l’arrivée de nos baladodiffusions (désolé, la technologie est contre nous), voici quelques nouvelles et trouvailles.
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L’histoire du gars qui fouillait dans la bibliothèque du Congrès américain et qui est tombé sur un disque inédit de Thelonious Monk et John Coltrane. Sur le blogue I am fuel, you are friends.
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Quelqu’un a le disque de ce groupe japonais?
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Parce que c’est pas mal bon…
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Dans le domaine de la techno:
Itunes a maintenant un compétiteur dans le monde du logiciel libre: une bibitte nommée Songbird.
Songbird est un croisement entre un lecteur audio calqué sur Itunes et Firefox, le fureteur.
Comme il s’appuie sur Mozilla, le moteur derrière Firefox, on peut ouvrir des onglets et s’en servir comme fureteur. Lorsque l’on arrive sur une page qui propose des mp3, il est possible de les écouter en streaming et de les télécharger directement dans sa médiathèque. C’est difficile à expliquer, mais c’est bien agréable et bien pratique.
On peut également, comme dans Firefox, ajouter des modules complémentaires aux fonctions diverses.
Songbird est à essayer, ne serait-ce que parce que c’est toujours agréable d’utiliser des logiciels libres.
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Si vous vous demandiez ce que c’était du mépris, écoutez l’animateur de ce vidéo et vous en aurez un bon exemple.
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Sinon, le guitariste est pas mal bon.
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John Coltrane, un homme noir
by L'oreille Gauche on Jun.24, 2008, under Actualités
Je vous ai parlé, lors d’une récente émission, d’un livre sur le saxophoniste John Coltrane.
Coltrane, the story of a sound, par Ben Ratliff

Comme je l’ai dit, n’abordez pas ce livre si vous n’êtes pas un peu musicien. Ça peut être assez ardu. Mais pour ceux qui seront capable de s’y plonger, Coltrane: the story of a sound est une lecture très enrichissante. John Coltrane, le musicien, y est décrit de façon extrêmement complète. Durant 200 pages, on suit un homme à la poursuite de son son, de ce qui sera l’achèvement de l’acte musical, pour lui. Pour personne d’autre que lui.
Coltrane a repoussé les limites du saxophone et du jazz, mais il n’a pu le faire qu’après des centaines, des milliers d’heure de pratique et de recherche. Ce n’était tout simplement pas humain.
Mais ce qui est le plus époustouflant, c’est le résultat de cette recherche. De ses débuts en 1946, dans la marine jusqu’à sa mort en 1967, il est passé successivement par des stades totalement opposés.
Tout d’abord, il y eut un apprentissage des bases, des classiques du jazz. Ayant parfaitement avalé et digéré ce qui s’était fait avant lui, il s’est lancé dans une recherche harmonique qui l’a amené à tenter de faire entrer le plus de notes possibles sur un accord, à essayer de faire des gammes de plus en plus éloignées de ce qui devrait aller sur ces accords. Cette phase l’a amené à lancer l’album Giant Steps, un album plus important au niveau théorique qu’au niveau musical, il faut bien l’admettre.

À partir de ce point, les pièces de Coltrane commencent à se dépouiller. Les accords disparaissent pour laisser place au style modal, où l’on joue sur une seule gamme durant une période relativement longue (voir Kind of Blue de Miles Davis, pour entendre la chose clairement).
Plus Coltrane s’est avancé dans sa recherche, plus il a tenté de se détacher des règles qu’il avait lui-même aidé à instaurer. Pour la dernière période de sa vie, il lui arrivait de faire de longs solos, accompagné seulement d’une batterie. Quand ce n’était pas ce dépouillement, c’était le contraire, la surenchère de 3 saxophones, 2 batteries et 2 contrebasses.
John Coltrane avait quelque chose à sortir de lui. Un son, un cri. Un cri qui, contrairement à ce que plusieurs croient, n’avait rien de colérique.
Parti sur la route d’une recherche technique impossiblement fouillé, Coltrane est arrivé à un dénuement de cette technique. Comme un peintre qui travaillerait son art toute sa vie, à grand coup de portrait et de natures mortes, pour terminer en faisant de la peinture rupestre.
Le voyage du son de Coltrane est fascinant, parce que c’est la recherche d’un homme à la recherche de lui-même. La pratique extrême d’une forme d’art, la musique dans son sens le plus large, était l’outil de Coltrane pour arriver à l’absolu.
Le livre de Ben Ratliff a attiré mon attention sur un poème écrit par Michael S. Harper. Tiré du recueil Dear John, Dear Coltrane, il s’intitule Brother John.
Le poème, particulièrement les premières strophes, évoque le style de John Coltrane. Sa façon de prendre un petit motif de quelques notes, pour le retourner et le permuter de toutes les façons possibles. Les strophes suivantes évoquent aussi sa maîtrise du son blues. Les longues notes bleues suivies d’une cascade et de quelques permutations. Ce poème est la meilleure façon d’écrire sur le son de Coltrane.
Je vous propose de le lire en écoutant Wise One, un bon exemple de ce style.
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Brother John – Michael S. Harper
Black man:
I’m a black man;
I’m black; I am
A black man; black
I’m a black man;
I’m a black man;
I’m a man; black
I am
I am Bird
baddest night dreamer
on sax in the ornithology-world
I can fly–higher, high, higher
Miles, blue haze,
Miles high, another bird,
more Miles, mute,
Mute Miles, clean,
bug-eyed, unspeakable,
Miles, sweet Mute,
sweat Miles, black Miles;
I’m a black man;
I’m black; I am;
I’m a black man–
Trane, Coltrane; John coltrane;
it’s tranetime; chase the Trane;
it’s a slow dance;
it’s the Trane
in Alabama; acknowledgment,
a love supreme,
it’s black Trane; black;
I’m a black man; I’m black–
I am, I’m a black man -
Brother John, Brother John
plays no instrument;
he’s a black man; black;
he’s a black man; he is
Brother John; Brother John–
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Pour ceux qui n’aient pas trop lire, voici le poème récité par son auteur, accompagné à la clarinette par Paul Austerlitz.
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Pour ceux qui trouvent tout ça trop sérieux, sachez que le 4e chat des Simpsons est le seul à ne pas s’être appelé Snowball. Il s’appelait… Coltrane. Il ressemble d’ailleurs un peu au saxophoniste.


Dans l’épisode où il apparait, Lisa lui joue du Coltrane au saxophone, le petit chat prend peur, saute par la fenêtre et meurt. C’est un peu ce qui risque d’arriver si vous faites jouer à votre visite quelques airs du disque Ascension…

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Parle parle, Jazz jazz
by L'oreille Gauche on Oct.25, 2007, under Actualités
Un musicien normal peine à se payer un violoniste quand il enregistre un disque.
Frédéric De Grandpré a droit à une section de 7 cuivres, piano, basse et batterie pour chanter de façon hyper maniérée une version Music-hall-pseudo-jazz-tsé-comme-Sinatra-pis-le-rat-pack de “Sur la route” de Pierre Flynn. Parallèlement, des musiciens de jazz peinent à payer leur loyer et doivent jouer du baloney-jazz pour un acteur-chantant au talent digne d’un excellent Karaoké.
Des musiciens comme Michel Donato, Pierre Leduc, Richard Provençal, Jean-Pierre Zanella ou (feu) Bernard Primeau. Quand arrive l’ADISQ, qui, vous croyez, remporte la statuette dorée? Monsieur De Grandpré, l’homme qui a tant fait avancer la cause du jazz au Québec.
Ben coudon… Il va pouvoir le jumeler à son trophée Artissss pour faire une jolie paire d’appui-livres.
Ça se passait mercredi soir. Pour les autres gagnants, voir là. Bravo à Jérome Minière, réalisateur de l’année pour La fin du monde, de Michel Faubert. Tout à fait mérité.
Le mystère plane cependant toujours quand à la définition du « folk contemporain ». Les rumeurs voulant que ce soit le disque gagnant soit celui de John Cage jouant de la guitare accompagné de Ligetti à l’accordéon sont toutefois complètement fausses.
Pour oublier le swing du négociateur, du jazz Québécois accessible mais pas mielleux :
- Jean-Marc Hébert – Asie Majeur(tiré de l’album L’autre, paru en 2007. TRÈS BON ALBUM)
- James Gelfand – Gymnopédie #1 (de l’album Convergence, sorti en 2000)
- François Bourassa Quartet – 30 octobre 85 (tiré de l’album François Bourassa trio + André Leroux – Live, sorti en 2001. Un brin long, mais installez-vous et écoutez la montée incroyable de la chose)
- Dan Thouin – Hazy listening (de l’album Mile End-St-Viateur, sorti en 2004. J’aurais pu mettre sa reprise de Hyperballad, de Bjork, mais je la garde pour un épisode de l’oreille)
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