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Francouvertes 2010: Les prix du Tigre
by L'oreille Droite on May.04, 2010, under Actualités
L’Oreille du Tigre ne comprend rien aux concours. Bien qu’en fin de parcours, les gagnants ne sont que rarement dénués de talent, il y a toujours, comme le dirait Serge Bouchard, de remarquables oubliés. Ou juste des désaccords.
Cette année, la finale s’est jouée avec Monogrenade dans une grande salle, chose qu’ils n’ont pas encore tout à fait maîtrisée, Alex Nevsky, qui a retrouvé la personnalité qu’il avait perdue lors des demi-finales et Bernard Adamus, qui a été Bernard Adamus.
Parlant d’Adamus, il a gagné le concours. Monogrenade et Nevsky se sont partagés une foule de plus petits prix, Caloon Saloon a gagné le prix de la meilleure performance et Jesuslesfilles a été repêché pour un festival de musique émergente. Il y a là-dedans une pléiade de choses qui nous échappent. On vous l’a dit: on comprend rien aux concours.
Alors plutôt que de se morfondre encore une fois, pour cette édition des Francouvertes, nous avons décidé de remettre nos propres prix: les FrancoTigres ! Prière de noter qu’on tentera le plus possible de se tenir loin des domaines déjà récompensés par les Francouvertes, (meilleure chanson, meilleure performance, etc.) à l’exception, bien entendu, du premier prix. Sans plus tarder, déroulons le tapis rouge !
Prix “Découverte/RAWR MY GOD BBQ!”
Et quelle meilleure façon de commencer que d’attribuer la plus haute distinction ? Ici, on ne vous fera pas languir comme dans les galas et nous n’aurons donc pas, non plus, plusieurs heures de blagues plates par Les Grandes Gueules.
Le prix Découverte/RAWR MY GOD BBQ! est attribué au groupe ou à l’artiste ayant le plus jeté le Tigre sur le cul, s’imposant comme la marque à battre dans le concours.
LAURÉAT: Violett Pi
Pas de surprise ici pour quiconque a déjà lu nos critiques des Francouvertes; nous sommes tombés sous le charme de Karl Gagnon et de sa musique éclatée. Ses deux performances endiablées ont mis à mal la présence scénique de pas mal tous les autres participants cette année. Ça serait déjà bien, mais en plus, il fait une musique moderne, variée et inventive, qui n’arrête pas d’évoluer. À preuve, après l’avoir vu en spectacle, il devient difficile d’écouter son MySpace ou les autres enregistrements de ses chansons, tant les versions qu’il a présentées au Lion D’Or étaient supérieures et différentes. On va le surveiller de très près et prier pour d’autres spectacles dans notre coin assez bientôt.
Mentions honorables
- Monogrenade
- Des débuts plus calmes de leurs prestations, en passant par la pièce M’en Aller, qui sert de crescendo, jusqu’au répertoire plus aride et bruyant de la formation, il y a une limpidité et un focus étonnant. Même chose dans les textes, qui ne jurent jamais avec la musique ou avec la voix du chanteur. Ça donne des compositions solides et un moment de bonheur sur scène.
- Alex Nevsky
- C’est en les combinant avec son immense charisme qu’Alex Nevsky réussit à faire passer tous les clichés qu’il utilise. Son humour étrange, souvent malhabile, le met dans une catégorie à part. Du rock à la pop en passant par les monologues sur fond de piano, c’est un artiste qui a pleinement mérité sa place en finales.
- Philémon Chante
- Philémon Chante joue avec la fragilité, avec des textes toujours à la limite de chavirer et des mélodies épurées. Timide sur scène, mais toujours chaleureux et sincère, il se donne tout entier à ceux qui l’écoutent, ce qui rend ses compositions encore plus touchantes. Pour les Francouvertes, il nous a montré tant sa tristesse que sa détermination, tant une certaine colère qu’un humour un peu racoleur. Il sait écrire et il sait chanter, il est chansonnier au sens le plus noble du terme, et ça fait du bien de voir ça.
- Mono/Stéréo
- Deux gars qui nous refont ce que les White Stripes ont raffiné et popularisé depuis les dernières années, ça pourrait passer pour un peu casse-cou. Mais c’est sans compter sur l’intensité de la performance et la lourdeur des compositions de Mono/Stéréo. Des textes en dents de scie et des structures un peu déficientes n’auront pas suffit à venir à bout de leur talent.
- Bernard Adamus
- Pas vraiment une découverte et pas vraiment besoin de dire pourquoi il est sur cette liste. Mais ça n’est pas parce qu’on lui a préféré Violett Pi, ou qu’on a trouvé que d’autres artistes moins connus que lui ont su jouer dans les mêmes ligues, qu’on ne soulignera pas son talent, son excellence. Voilà, c’est fait.
Prix “Espoir du Tigre”
Le prix Espoir Du Tigre est attribué au groupe ou à l’artiste que le Tigre n’aurait pas nécessairement vu aller en finale, mais qu’il va suivre très attentivement quand même.
LAURÉAT: Karma Atchykah et The Consequences
Du hip-hop aux Francous ? Certainement ! Surtout quand c’est joué par un groupe de soul sur-dimensionné et quand le flow est bon. On a noté des textes à travailler, des références un peu douteuses (Frais, Libre, Québécois, c’est bien, mais quand ça fait FLQ, ça l’est moins) et quelques musiciens un peu chétifs. Mais passant à la lime toutes ces imperfections, il y aurait au Québec un nouvel ambassadeur ambitieux du hip-hop francophone. Ça se prend toujours bien.
Mentions honorables
- Bujo
- Avec son électro-rock plus rock qu’électro, Bujo a tapé dans un filon peu exploité traditionnellement dans ce vénérable concours. Or, ça sonne un peu vieillot et les textes sont souvent malhabiles, ce qui est très dommage à priori, puisque sur scène, Bujo est une véritable bête. Une prestation électrisante qui lui ouvrira sans doute d’autres portes alors qu’il continuera à peaufiner son art.
- L’Ours
- Il y a des choses dans la vie qui méritent d’être faites. Il y a du courage qu’il faut souligner. À ce compte-là, oui, vive l’Ours. Leur première prestation à vie a eu lieu sur la scène du Lion D’or, sous les yeux des critiques et du public, avec rien de moins que des timbales, un décor, un quatuor à cordes et des textes dont la poésie clinquante pouvait se réclamer du 18e siècle. Sauf qu’il y avait trop de timbale, que Monogrenade a su faire plus avec son unique violoncelliste que l’Ours avec tout son quatuor, et qu’un décor aux Francouvertes, c’est peut-être un brin too much. La déclamation théâtrale qui venait avec les textes, était peut-être inutilement pompeuse. Mais l’Ours est une bête qui écoute alors, sait-on jamais, peut-être aurons-nous la superbe surprise d’un jour les encenser sans réserves. On le souhaite, en tout cas.
- Tire Le Coyote
- Une belle instrumentation, de bons musiciens et une prestation haut-de-gamme; qu’est-ce qui s’est mal passé ? Le talon d’Achille de Tire Le Coyote, c’est la banalité du matériel. Alors que l’Ours fait une overdose de poésie abstraite et complexe, Tire Le Coyote va à l’autre extrême du registre, avec des textes actuels et concrets qui empêchent le tout de décoller. La musique présente les mêmes symptômes, allant se perdre dans des lieux communs par refus d’explorer sa différence. Mais il y a du bon monde là et on ne peut que souhaiter qu’un jour, ils puissent enfin trouver la musique qui va avec leur niveau de jeu.
Prix “Combat pour l’humilité”
Le prix Combat Pour l’Humilité est attribué au groupe ou à l’artiste qui a non seulement compris que Les Francouvertes sont un concours (où on va pour être, genre, jugé) et non une thérapie pour se remonter l’égo, mais qui a aussi fait de cet apprentissage une profession de foi.
LAURÉAT: Bernard Adamus
Sans la salle pleine de fans bruyants, une personne n’ayant jamais entendu parler de Bernard Adamus n’aurait jamais pu avoir même un doute sur sa notoriété. Affable entre les chansons, concentré et contenu pendant, il aurait pu utiliser la foule à son avantage ou jouer aux vedettes. D’autres artistes l’ont fait pour l’autobus de matantes, mononcs, cousins et cousines qu’ils avaient fait débarquer au Lion D’or. Mais Adamus ? Oh non, il a été un véritable gentleman. Peut-être qu’il devrait coacher les candidats des prochaines éditions dans l’art de se comporter sur la scène d’un concours.
Mention honorable
- Shampouing
- “Shampouing est présentement l’un des artistes les plus originaux de sa génération au Québec.” Ainsi s’amorce la bio douloureusement prétentieuse de cet virtuose de la guitare, bio qu’on pouvait retrouver dans le programme des Francouvertes. Honnêtement, allez la lire, ça vaut le détour. En voyant Shampouing en spectacle, on a vite compris qu’il n’avait probablement pas écrit la moindre ligne du texte, tant il était accessible, rieur et terre-à-terre. Petit conseil aux artistes: assurez-vous donc que votre biographie vous ressemble avant de soumettre un dossier dans un concours.
- “Shampouing est présentement l’un des artistes les plus originaux de sa génération au Québec.” Ainsi s’amorce la bio douloureusement prétentieuse de cet virtuose de la guitare, bio qu’on pouvait retrouver dans le programme des Francouvertes. Honnêtement, allez la lire, ça vaut le détour. En voyant Shampouing en spectacle, on a vite compris qu’il n’avait probablement pas écrit la moindre ligne du texte, tant il était accessible, rieur et terre-à-terre. Petit conseil aux artistes: assurez-vous donc que votre biographie vous ressemble avant de soumettre un dossier dans un concours.
Prix “Lourdeur dans l’âme”
Le prix Lourdeur Dans l’Âme est attribué au groupe ou à l’artiste dont les textes touchants nous auront poussé soit au bord des larmes, ou encore directement dedans.
LAURÉAT: Philémon Chante
On a fait plusieurs blagues sur le compte des textes du chansonnier par excellence des quatorzièmes Francouvertes. Or, il faut rendre à César ce qui revient à César: si on s’est sentis si mal que ça, c’est forcément que ça marche. J’ai braillé, moi, l’Oreille Droite, qui ai longtemps cru ces derniers temps que mon canal lacrymal était en panne. J’ai même pas braillé quand mon ex m’a sacré là via Facebook (Facebook, hostie). C’est vous dire à quel point la petite larme qui est sortie m’a surpris. Je me suis assuré que personne ne puisse la voir et je me suis donc sauvé une visite chez le médecin.
Mention honorable
- Domaine Alary
- Parler du suicide de son père, du cancer de sa mère et des aléas de la vie en général, c’est toute une commande. L’exécution dans les textes de Domaine Alary favorisait souvent l’approche littéraire à l’approche chansonnière, ce qui a donné des résultats mitigés, mais on doit quand même admirer le courage d’une telle mise à nu.
- Parler du suicide de son père, du cancer de sa mère et des aléas de la vie en général, c’est toute une commande. L’exécution dans les textes de Domaine Alary favorisait souvent l’approche littéraire à l’approche chansonnière, ce qui a donné des résultats mitigés, mais on doit quand même admirer le courage d’une telle mise à nu.
Prix “Meilleurs pixels dans le programme”
Le prix Meilleurs Pixels Dans Le Programme est attribué au groupe ou à l’artiste dont la photo du programme a le plus retenu notre attention.
LAURÉAT: Turbo Distortion
Wow. Vraiment. On sait pas si on aime ça pour les bonnes ou les mauvaises raisons, mais on aime ça.
YEEEEEEEEHAH ! WILD, BABY, WILD !
Mention honorable
Shampouing
Il n’y avait pas que la bio de Shampouing qui était exubérante. Mais la photo elle, au moins, se défend bien. Nathalie Petrowsky serait fière.
Shampouing, figure iconique du rock chrétien.
Prix “Le silence n’est pas vraiment d’or”
Le prix Le silence n’est pas vraiment d’or est attribué au groupe ou à l’artiste qui est le plus regrettablement passé dans le beurre.
LAURÉAT: Dominic Avec Un C
On l’aimait depuis bien avant qu’il ne participe aux Francouvertes. On l’aime encore plus maintenant qu’on l’a vu en spectacle. Malheureusement, il semble qu’on soit un peu tout seuls. C’est pourtant un pop-rock audacieux et raffiné que Dominic Avec Un C a présenté aux Francouvertes. Mais au bout du compte, même nous, qui l’aimons tant, avons un peu fini par oublier qu’il a participé au concours. Dommage.
Mentions honorables
- Mono/Stéréo
- On a déjà louangé leur performance plus haut, inutile donc d’en rajouter. Mais c’est un peu estomaquant de constater à quel point la presse a fait peu de bruit du beaucoup de bruit que Mono/Stéréo a fait au Lion D’Or. Ils seront en spectacle au Quai Des Brumes le 30 mai. Allez voir de quoi ils se chauffent: vous comprendrez. Oh, et L’oreille y sera représentée.
- Turbo Distortion
- Outre de belles photos avec des bottes de foin, Turbo Distortion c’est aussi un rock d’aréna en québécois qui déménage pas mal d’air. Je veux bien comprendre qu’ils n’avaient pas l’allure de la moyenne des groupes des Francouvertes, mais c’est pas une raison pour refuser d’avoir du plaisir devant une bonne performance popcorn de musique popcorn. Si ils font une première partie de quelque chose qu’on va voir, c’est sûr qu’on s’arrange pour pas les manquer.
Prix “Ça me dit quelque chose…”
Le prix Ça me dit quelque chose est attribué au groupe ou à l’artiste qui a le plus regrettablement repris une chanson de quelqu’un d’assez connu, volontairement ou involontairement.
LAURÉAT: Philémon Chante
Philémon chante une chanson dans laquelle il dit quelque chose du genre de “T’aurais pu avoir un beau bébé en or mais [quelque chose quelque chose]“. Je sais, c’est vague, mais on a plus nos feuilles de textes avec nous. Bref, ce qu’on veut vraiment te dire, Philémon, c’est que cette chanson-là ressemble beaucoup (trop?) à ceci:
Prix “Euh fuck, c’est pas ça que je voulais dire, man”
Le prix Euh fuck, c’est pas ça que je voulais dire, man est attribué au groupe ou à l’artiste qui a dit la chose la plus impensable, volontairement ou involontairement. C’est un ode à ce ridicule qui, Dieu merci, ne tue pas.
LAURÉAT: Jean-Robert Bisaillon
David Marin était porte-parole des Francouvertes cette année, aux côtés de Karkwa. Si vous avez dit “David qui?”, sachez que vous n’aurez pas offusqué le principal intéressé qui a su habilement se moquer de son manque de reconnaissance publique sur scène, lors de la finale du concours au Club Soda. Tout ça, c’est bien beau, mais le tout a pris une drôle de tournure quand Jean-Robert Bisaillon, président des Francouvertes, est monté sur scène en disant “Bravo David, on te souhaite un deuxième album.”. Le genre de choses qu’on ne serait pas supposé être obligé de dire à un gars qui vient de jouer quatre chansons avec Karkwa. Malaise.

Prix “Goldman Sachs”
Le prix Goldman Sachs est attribué à l’élément ou à l’être humain le plus désagréable/irritant du concours.
LAURÉAT: Le site web des Francouvertes
Navigation non-référencée, bouton de fermeture de section tellement stylisés qu’on a passé la moitié du concours à ne même pas savoir qu’il s’agissait de boutons, lecteurs MP3 qui partent à jouer tout seuls et qui ne sont pas dotés de boutons Pause/Play/Stop identifiés tel quel, fiches d’artistes impossible à lier en hyperlien sans jouer dans le code, extraits non-téléchargeables… j’en oublie. Quelle horreur. Vil site web. Vilaine chose. Du PHP custom pour une chose aussi simple, c’est révoltant. Au moins, le reste de la présence web du concours était exempt de tout reproche.

Popularity: 8% [?]
Francouvertes 2010 : soirée #4
by L'oreille Gauche on Mar.02, 2010, under Actualités
Décidément, ça s’améliore chaque semaine aux Francouvertes !
***
Philémon Chante

Une timidité excessive sur scène, des mélodies un peu simplettes, des musiciens presque invisibles: toutes les conditions d’un échec semblaient être réunies. Et pourtant, Philémon Chante peut sortir du Lion D’Or la tête haute tant ses textes perçants de désespoir m’auront tordu le coeur. Des textes qui allaient main dans la main avec l’orchestration folk minimaliste choisie ce soir là, pour les mettre en valeur.
Cependant, au petit jeu de la déprime, on peut être trop efficace. Fragile, friable, monsieur Chante se donne dans une simplicité désarçonnante, presque nu. L’effet du spleen qu’il nous garroche en est décuplé. Très bien, sauf qu’une prestation de sept chansons, c’est un peu comme une semaine: si il fait soleil de temps en temps, la pluie nous apparaît comme un moment pour être pensif. Mais quand il pleut cinq jours d’affilée, c’est pas très bon pour le moral. Surtout que la tristesse de Philémon Chante est universelle et éternelle: “s’aimer un peu pour vaincre l’automne”, pensez-y un peu et vous réaliserez qu’il reste encore l’hiver (le pire) à affronter.
Si ça se rend en demi-finale (et c’est à souhaiter), faudra revoir l’ordre des chansons, prendre un peu d’assurance et sourire ailleurs que dans les interventions entre deux pièces. Reste qu’on a bien apprécié. On est même repartis avec le disque. On pourra appuyer sur stop quand l’envie de sortir les lames de rasoir sera trop grande.
Ouf.
Photo : Émilie Bernier
Dominic Avec Un C
Avant tout, il faut vous dire ceci :
Frédéric Malouin, l’oreille droite, s’occupe de la promotion web de Dominic avec un C. La critique est donc écrite par l’oreille gauche, Mathieu Charlebois. Mais encore, le bassiste de Do avec un C, c’est le meilleur ami de Mathieu. Reste que bien avant que tout le monde commence à s’encanailler avec tout le monde, L’oreille du tigre criait déjà son affection pour Dominic avec un C.
Faque pis, qu’est-ce qu’on a pensé de son passage aux Francouvertes ? Tout d’abord qu’il a eu la présence scénique la plus agréable depuis le début du concours. Côté musique, les arrangements étaient remarquablement diversifiés. On passait d’un pop bien assumé à de l’électronique mélangé à de l’accordéon, en passant par du rock rappelant Karkwa. Les musiciens bien rodés ont su donner du corps à des chansons qui laissent voir, déjà, une belle maturité.
Il devrait cependant faire attention à sa voix. Son timbre particulier sonne comme un effet un peu ridicule quand la voix n’est pas suffisamment poussée. Bien maîtrisée, celle-ci peut être particulièrement touchante, mais il aura fallu trois chansons complètes pour arriver au bon équilibre.
Aussi, un point en moins pour la moustache. Ça, pas sûr.
Pour lire des critiques qui ont vu Dominic avec un C sans a priori, passez chez Franco-phil et chez Philippe Renault.
Louis-Philippe Robillard
Groovy, bien joué, mais tristement pas original. Vous avez déjà entendu ce groupe, en mieux, sous les noms de Mes aieux, Les colocs, Mano Solo et bien d’autres. Il n’y a pas grand chose à en dire, sinon que les textes mériteraient d’être resserrés. Le groupe, surtout le chanteur et le batteur, a une belle présence sur scène, mais ce n’est pas assez.
C’est mieux que bien des choses, mais moins intéressant que bien d’autres.
***
Lundi prochain aux Francouvertes : Domaine Alary | Caloon Saloon | Michèle O.
Popularity: 9% [?]
Dominic avec un c: coup de coeur avec talent
by L'oreille Gauche on Dec.01, 2008, under Actualités
Ok, on joue à L’oreille dit!
L’oreille dit… Allez écoutez Dominic avec un C/Étienne-Dominic!
On en sait si peu sur lui qu’on ne sait pas si on doit utiliser Dominic avec un C ou Étienne-Dominic. C’est dire. On sait à tout le moins ceci:
- Il a fait Petite-Vallée.
- Il a la même voix qu’Alexandre Désilets.
- Musicalement, c’est pas mal plus moderne que 90% du folk qui se fait au Québec.
- Ses chansons sont excellentes et très bien arrangées. Les moyens sont modestes, mais le résultat est riche.
- Si le monde est bien fait, il ne restera pas longtemps inconnu.
- Sa façon de terminer Ça Part Pas Au Savon, juste ça, ça prouve déjà qu’il s’est affranchi des maudites conventions du genre folk qui ont sautées presque partout… sauf au Québec. Ça sonne plus comme du Malajube ou du Polipe unplugged qu’autre chose, et ça, c’est un compliment.
- Ça part pas au savon est potentiellement une de nos chansons de l’année.
- On adore ça.
Écoutez en priorité: Ça part pas au savon, L’Amérique en exil et Je chante pour passer le temps.
Vraiment, faites-vous plaisir et allez tomber amoureux de Étienne-Dominic.
Popularity: 2% [?]



