Après quelques semaines d’hibernation, l’ours de l’oreille du tigre sort de sa tanière pour vous commenter ce qu’il a vu à la première soirée des Francouvertes. Au menu : Jesuslesfilles, Turbo Distortion et Meta Gruau.
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Jesuslesfilles
L’oreille du tigre n’aime pas parler trop longtemps de ce qui n’en vaut pas la peine. Mal écrite, mal conçue mais passablement bien jouée, la musique de Jesuslesfilles est pleine de crescendos qui vont nulle part, de bridges trop longs, et de paroles aussi inaudibles sur scène qu’en studio, qui vous laisseront perplexe. C’est tout. (Agence Oreille-Tigre)
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Turbo Distortion
Mettons la table, comme ils diraient aux Francous: si vous allez à un concert de Turbo Distortion en espérant entendre les prochains Karkwa, vous risquez d’être déçu. Si, par contre, Ariel se cherchait une première partie compétente, à laquelle il manque cruellement de personnalité, mais qui fait montre d’une bonne drive, là, oui, ok, Turbo Distortion serait tout désigné.
On a une théorie, à l’Oreille: les gars n’ont pas répété le show hier. C’est sûr qu’ils écoutaient le Superbowl. Et quand y’a du hockey, ils l’écoutent aussi. Pis quand la bière est pas chère ? Bin quin ! C’est leur genre. Mais le plus beau, c’est que tout ça leur va comme un gant.
Outre les textes parfois pénibles, leur musique est solide dans le genre, leur énergie sur scène est contagieuse et ils maîtrisent assez bien leurs instruments pour pouvoir écouter le Superbowl, sans craintes de se planter aux Francouvertes le lendemain.
On a vraiment passé un bon moment. Chapeau ! (Oreille droite)
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Meta Gruau
Du plaisir franc de Turbo Distortion, on est passé à l’énergie cérébrale du trio Méta Gruau. On pourrait penser au son de Band de garage qui se prendrait un peu trop au sérieux, le nez dans son nombril. On peut aussi penser un peu à Malajube, de qui ils sont des cousins éloignés, via des liens avec Thomas Augustin.
Ce sont de bons musiciens, qui font les choses bien droites et avec énergie. Cependant, le batteur chantant, le guitariste et la claviériste ont, à trois, le charisme d’un et demi. Le groupe manquait-il plus de charisme ou de plaisir à être sur scène ? Dur à dire.
Des textes, dont l’intégralité tenait sur deux pages, on retient un équilibre entre de la vraie poésie et un remplissage qui fait très bien le travail.
Il y a du talent mal utilisé dans ce groupe. C’est dommage. (Oreille gauche)
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Lundi prochain aux Francouvertes : Tire le coyote | L’Ours | Monogrenade
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