Holden – Fantomatisme

fantomatismeFantomatisme, on le devine, est la contraction des mots fantôme et automatisme. Un choix bien mystérieux pour nommer un disque qui semble pourtant vouloir éviter tous les automatismes, fussent-ils réels ou fantômes. C’est plutôt à une promenade en territoires peu explorés que Holden nous convie.

Pour une troisième fois, le groupe dirigé par Mocke et Armelle Pioline renouvelle sa collaboration avec Uwe Schmidt, alias Senor Coconut. Celui-là même qui avait signé avec brio la réalisation de Chevrotine, leur opus précédent sorti en 2005. Encore une fois, le résultat est brillant, et Schmidt nous y fait un véritable travail d’équilibriste.

Les doigts de fée du réalisateur sur la console sont parfois le seul point d’assise de chansons qui ne seraient, autrement, que bizarres. Sous des mélodies simples et des textes surréalistes,  les musiciens du groupes font palpiter des amas de sons épars et curieusement agencés. Cette envie de jouer, ce plaisir que l’on sent rend Fantomatisme très excitant à écouter.

Mais n’allez pas penser que l’on a affaire ici à un disque bruitiste inaccessible. Fantomatisme sait être très pop. Mais d’une pop raffinée et accrocheuse qui, dans un monde bien fait, connaitrait un succès bien plus important. Fantomatisme mériterait d’être écouté partout dans la francophonie. Or, Holden a une carrière plus florissante au Chili (!) qu’au Québec où l’album, sorti en mars, n’est toujours pas disponible.

Holden – Les grands chevals

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